Les fabricants et distributeurs d’électroménagers lourdement sanctionnés / The Cure, “Three Imaginary Boys”

Ce 7 février 1980, ce sont des sanctions pécuniaires sévères qu’a décidé d’infliger René. Monory, ministre de l’économie, à plusieurs grands fabricants et distributeurs d’appareils électroménagers pour entrave à la concurrence. L’amende la plus forte frappe Darty (2,5 millions de francs). Mais Arthur Martin, Lincoln, Philips, Schneider, Thomson sont également assez lourdement sanctionnés : 1 million de francs chacun. L’importateur Musique Diffusion (250 000 francs), I.T.T. Océanic, Miele, Rosières devront payer une amende de 170 000 francs. La note est beaucoup moins lourde pour les sociétés Auchan, et Conforama (50 000 francs chacun), ainsi que pour Maître (25 000 francs). Enfin, M. Monory s’est contenté d’adresser des lettres d’avertissement à De Dietrich, Grunding, Telefunken et Scholtès.

Qu’est-il reproché à ces fabricants et à ces distributeurs ? En 1977, Darty, qui avait axé sa publicité sur le thème du ” contrat de confiance ” (les consommateurs qui trouvaient des prix moins chers que chez Darty étaient récompensés) avait alerté à plusieurs reprises les fabricants d’électroménager pour leur indiquer que des revendeurs concurrents pratiquaient des prix inférieurs aux siens. À la suite de quoi, les industriels sermonnaient les concurrents de Darty. Résultat, à plusieurs reprises, les prix ont été relevés. Le rapport de la commission de la concurrence note que ” la société Darty a dans certains cas suggéré à différents producteurs d’organiser des ententes de prix au niveau de la distribution “.

La commission a, d’autre part, réussi à démontrer que plusieurs grands fabricants intervenaient directement – ou tentaient de le faire – auprès des distributeurs pour que ceux-ci modifient leur politique de prix ou de marges.

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Il y a 40 ans, les Cure sortaient leur premier album aux confluents de nombreux genres et sous-genres. Le Punk venait de se tirer une balle dans la tronche et laissait ses enfants, perdus, au milieu d’un bordel sans nom. C’est d’ailleurs le mot: bordel, qui vient définir parfaitement ce premier album. Un bordel juste reflet de son époque où les tentatives de résurrection d’un Punk moribond et les prémices d’une Cold Wave balbutiante viennent s’entrechoquer dans cet album attachant à l’équilibre précaire.

Bien sûr, le groupe se cherchait: qu’il voulait aller plus loin, malgré sa simplicité. Cet album a cependant tout : la terreur, la fureur, la mélancolie sur fond de rock saturé, le rock’n’roll glam, la ballade pluvieuse

Les Cure viennent de naître sur les cendres d’un genre, et s’en serviront pour en remodeler un nouveau.

1979

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