OUVRIR LA RUCHE ET RETENIR LES ABEILLES . SUR LA BRECHE

“Ouvrir la ruche et retenir les abeilles” (Des Artistes et des Abeilles -épisode 2) qui s’est tenue à la Topographie de l’art à Paris en 2018.

C’est l’artiste Martine Mougin, commissaire de l’événement, qui est à l’origine de ce projet. Liée à son enfance par l’implication passionnelle de son père avec ses ruches, Martine a suivi une formation apicole au Rucher école du Jardin du Luxembourg en 2015. Elle a pu capter, par la photographie, la vie d’une ruche et développer toute une recherche plastique sur le sujet, également à travers la vidéo et le dessin. Lauréate la même année de la Galerie Michèle Chomette, Martine Mougin sollicite des artistes concernés et sensibilisés par l’abeille. Elle en réunit dix-sept à Paris. Toutes et tous, à travers une palette de médiums, s’interrogent sur le mystère de la vie des abeilles et en particulier sur la menace de leur disparition. L’Atelier Blanc présente dix d’entre eux, de toutes générations, à Saint-Rémy et à Villefranche.

Michel Aubry . Celine Cleron . Neil Lang . Martine Mougin . Olivier Perrot . J-C Ruggirello et la participation de Maewenn Bourcelot

Le Moulin des Arts de Saint-Rémy accueille les œuvres de Michel Aubry, Céline Cléron, Neil Lang, Martien Mougin, Olivier Perrot et Jean-Claude Ruggirello, avec la participation de Maewenn Bourcelot.

Le sculpteur Michel Aubry établit des correspondances entre l’objet et le son. Avec la complicité d’un apiculteur producteur, il utilise la cire d’abeille qu’il fond et moule pour mettre en forme de manière conceptuelle une série de CD.

La plasticienne Céline Cléron travaille sur le rapport métaphorique entre la taxidermie, l’hybridation et l’intervention de l’animal. À travers lui, c’est l’humain qui est interrogé.

Neil Lang, entre photos et films, met en jeu les impacts du développement humain sur l’écosystème des abeilles et des insectes pollinisateurs.

Martine Mougin utilise divers médiums, tels le dessin, la photo et la vidéo pour établir une reconstruction imaginaire de la ruche dans un univers de strates nocturnes.

Olivier Perrot, par la technique du photogramme (images obtenues sans appareil photo) fixe la trace de la vie des abeilles comme une métaphore de la vie humaine.

Le plasticien Jean-Claude Ruggirello immobilise, dans des cubes de verre, des abeilles naturalisées. La transparence des cloisons fait apparaître l’empreinte du silence, l’odeur d’un son qui n’est plus.

Avec la participation de Maewenn Bourcelot, étudiante en photographie, qui illustre sa fascination pour les abeilles. Autant d’artistes inspirés qui témoignent, par leurs gestes créateurs, parfois provocateurs, du rôle primordial des abeilles, de leur impact environnemental sur la biodiversité mais aussi de l’urgence à les préserver.

L’Atelier Blanc

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