Prise d’otage dans l’hôtel Fesch d’Ajaccio / Psychedelic Furs

Après l’intervention des forces de l’ordre au village de Bastelica (Corse-du-Sud), mardi 8 janvier, certains des militants autonomistes qui retenaient en otages trois personnes qu’ils accusent d’être des “barbouzes” se sont retranchés, mercredi à 3 heures du matin, dans l’hôtel Fesch, au centre d’Ajaccio. Les “prisonniers” ne se trouvent pas avec eux puisqu’ils avaient été évacués de Bastelica la veille avant l’intervention de la gendarmerie et se trouveraient séquestrés dans le maquis. Les occupants de l’hôtel Fesch, qui retiennent une vingtaine de clients de l’établissement, exigent des autorités la possibilité de réunir une conférence de presse. Ces événements ont suscité plusieurs réactions d’organisations politiques. La fédération de Corse-du-Sud du parti communiste dénonce “l’existence de” barbouzes” en Corse révélée par l’affaire de Bastelica” et le fait que “certains fonctionnaires” soient impliqués. Le parti socialiste, pour sa part, a demandé au préfet “que ne soit pas créée une situation plus grave que celle à laquelle on voulait mettre fin” avec l’intervention des forces de l’ordre à Bastelica

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Ce n’est que 3 ans après leurs débuts que les Psychedelic Furs réalisent enfin leur premier album. “The Psychedelic Furs” célèbre en grande pompe l’entrée de ces londoniens dans le peloton de tête de la vague post-punk glacée qui s’abattait alors principalement sur l’Angleterre. Dès le premier titre de cet album éponyme, “India”, l’originalité des Psychedelic Furs par rapport à leurs contemporains éclate au grand jour. Déjà, rien que la voix de Richard Butler: une sorte de David Bowie qui aurait fumé 6 paquets de clops par jour depuis ses 11 ans et demi, chantant à la façon de John Lydon période Sex Pistols, parfois jusqu’à l’essoufflement. La musique elle, après 2 min de guitares cristallines du meilleur effet et des claviers aériens démarre en trombe sur une rythmique implacable où l’on sent un léger héritage krautrock poindre à l’horizon. Mais le plus étonnant, c’est ce saxo tenu par Duncan Kilburn. Instrument que l’on entend quand même rarement dans les formations post-punk et qui est ici mis un peu plus à l’honneur dans de superbes ballades mélancoliques. A défaut d’être des compositeurs géniaux, les Psychedelic Furs savent imprimer dans leurs chansons une ambiance unique. Froide, martiale fleurtant parfois il est vrai avec la formule appliquée mais terriblement attirante pour peu que l’on y consente quelques efforts. The Psychedelic Furs marque la naissance discographique d’un groupe important de l’ère post-punk, et ce malgré son relatif anonymat dans lequel il a été plongé aujourd’hui. Leur musique, ici dans son état le plus primaire et proche de leur set live, mérite que l’on s’y intéresse de plus près.

1979

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